« Je vais perdre le contrôle »
C'est la crainte la plus répandue, et la plus infondée. Vous entendez tout, vous vous souvenez de tout, et vous pouvez interrompre la séance à n'importe quel moment. Personne ne peut vous faire dire ou faire quelque chose qui vous heurte.
« Je ne suis pas hypnotisable »
La réceptivité varie d'une personne à l'autre, mais l'hypnose n'est pas un don qu'on aurait ou non. C'est un état naturel, que vous traversez déjà sans le nommer.
« Je vais m'endormir »
Non — le mot vient du grec pour « sommeil », mais l'état n'a rien à voir. Certaines personnes somnolent, ce n'est ni un problème ni un objectif.
« Il faut y croire pour que ça marche »
Non. Le scepticisme n'empêche rien ; il est même sain. Ce qui compte, c'est d'accepter d'essayer.
« Une séance suffit pour tout régler »
Cela arrive pour l'arrêt du tabac. C'est beaucoup plus rare pour un stress installé depuis des années. Se voir promettre une séance miracle devrait éveiller votre méfiance.
« C'est réservé aux gens fragiles »
Les personnes qui consultent viennent surtout parce qu'elles ont épuisé ce qu'elles pouvaient faire seules. Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse.
D'où viennent ces craintes
L'essentiel vient de l'hypnose de spectacle, qui n'a presque rien à voir avec l'hypnose thérapeutique. Sur scène, les participants sont sélectionnés pour leur suggestibilité et jouent volontairement un rôle devant un public. Rien de tout cela n'existe dans un cabinet.
S'y ajoute le vocabulaire : « être sous hypnose », « endormir », « hypnotiseur ». Ces mots évoquent une passivité qui ne correspond pas à ce qui se passe réellement — vous restez actif du début à la fin.
La différence entre hypnose de spectacle et hypnose thérapeutique
- Le but : divertir un public, contre travailler un objectif que vous avez défini
- Le cadre : une scène, contre un cabinet et un colloque singulier
- La sélection : les plus suggestibles, contre toute personne qui consulte
- La formation du praticien : aucune requise, contre un cursus certifiant — ici, l'Institut Français d'Hypnose, qui ne forme que des professionnels de santé
Comment vérifier à qui l'on a affaire
Le titre d'hypnothérapeute n'est pas protégé en France : n'importe qui peut s'en prévaloir après un stage de quelques jours. Quelques questions simples permettent de se faire une idée : quelle formation, sur quelle durée, auprès de quel organisme, et le praticien est-il par ailleurs un professionnel de santé.
Une réponse précise et vérifiable est bon signe. Un refus de répondre, ou un taux de réussite affiché en guise de réponse, l'est beaucoup moins.